15-16 ans filles : Charlotte Cora-Bruneton, passion tennis
A Roland-Garros, G.B.
21 juin 2026
Presque à domicile, Charlotte Cora-Bruneton (Ile de France, -2/6) est devenue championne de France 15-16 ans en dominant en finale Mila Bastianelli (PACA, -2/6). La joueuse du TC Boulogne-Billancourt, fan de tennis, de Rafael Nadal, de Roland-Garros, était comme destinée à gagner le tournoi.
"Le tennis tient une place très importante dans ma vie. Je ne sais pas ce que je ferais sans le tennis." Charlotte Cora-Bruneton n'a que 16 ans, mais le tennis coule dans ses veines. Et Roland-Garros aussi. Elle qui est un fan invétérée de Rafael Nadal mesure à quel point sa victoire dans ces championnats de France, dans le stade qui a fait roi le champion espagnol, est symbolique.
Pour aller chercher ce titre, Charlotte a fait du "Rafa" en finale : elle a largement dominé Mila Bastianelli, pourtant championne de France 13-14 ans il y a deux ans, au terme d'un match matinal (8h10 pour le coup d'envoi !) qu'elle a pris par le bon bout (6/3, 6/1). "J'ai été solide dès le début, et petit à petit, elle a commencé à faire des fautes, constatait l'élève de l'Acad'Ermont (où l'entraîne Sébastien Hourçourigaray). Je suis restée concentrée, stable. A la fin, c'était un peu tendu, mais la balle de match a fait du bien."
C'est un passing de revers gagnant qui a libéré la joie de la joueuse du TC Boulogne-Billancourt. Elle évoluait presque en voisine à "Roland", un tournoi qu'elle rêve de gagner, quand elle sera plus grande. Mais ce titre de championne de France acquis sur le court n°12 est déjà un bel avant-goût.
Un physique solide
Si elle s'est imposée assez facilement en finale, à la fraîche, Charlotte Cora-Bruneton a montré ses qualités d'athlète et de défense lors des matchs précédents. Elle a notamment sorti la tête de série n°1 du tournoi, Daniel Baranes, après un combat de 4h10. En pleine canicule.
La "récup" s'est pourtant bien passée. "Je travaille beaucoup mon physique, et ça a sûrement compté cette semaine, je fais beaucoup de récup", remarque la championne de France, qui possède aussi un solide coup droit et une couverture de terrain remarquable dans son arsenal.
"Je suis très heureuse, très fière, conclue-t-elle, avec un large sourire sur le visage. J'ai trop aimé cette semaine. J'adore la terre battue. Ça renvoie à quelque chose de créatif, de combatif. Et j'adore courir partout. Je sais, je suis un peu chiante à jouer..."
© Tomas Stevens / FFT
Les deux finalistes lors de la remise des récompenses.











