Paul-Henri Mathieu : "Aller chercher ces deux derniers points"

M.T. au Portel

8 février 2026

Retour sur la conférence de presse du capitaine Français après la première journée de compétition.

Est-ce que tu t’attendais à vivre un samedi aussi intense et aussi difficile ?

Oui, bien évidemment. On sait que pendant une rencontre de Coupe Davis, le classement ne veut pas dire grand-chose, même quand on est largement favoris sur le papier. On l'a vu aussi en regardant les résultats des autres rencontres, avec quelques surprises : des joueurs moins bien classés ont remporté des matchs contre des joueurs bien mieux classés. On sait qu'il y a une grosse envie aussi de jouer à la maison, beaucoup d'excitation et ça apporte aussi un peu de tension, évidemment, et ça peut niveler les matchs. Je m'attendais à un samedi difficile et aujourd'hui, ça fait un partout. C'est balle au centre et demain (ce dimanche 8 février, ndlr), il y a deux points difficiles à aller chercher. On a des joueurs qui sont largement capables aujourd'hui de pouvoir se transcender et d’aller chercher ces deux derniers points. 

Qu'est-ce qu'il manquait à Alexandre pour sa première en Coupe Davis ?

En face, c'était un joueur solide, qui jouait mieux que son classement. On sait que Molcan a beaucoup d'expérience, ne serait-ce qu'en Coupe Davis justement (9 simples disputés pour la Slovaquie, ndlr). On s'attendait à un match difficile parce que ce sont deux joueurs de fond de court, avec un jeu basé vraiment sur le physique et la dépense énergétique. Forcément, il y avait un peu de tension de la part d'Alexandre et c'est complètement normal. Je crois qu'il a plutôt bien commencé le match, bien servi. Il a eu quelques occasions à 4-3 pour breaker. Ne y parvenir, ça l’a un petit peu tendu et ça a relâché son adversaire. C'est un petit peu les vases communicants : un petit écart de jeu s’est ensuite créé. Quand on est menés d’un set et 4-0, la tâche est vraiment compliquée, même s'il a fait ce break de retard. J'y ai cru jusqu'au bout, même à 5-4 pour l'autre. 

Dans un style très différent, ça n’a pas été le même tennis pratiqué dans ce deuxième match entre Arthur Rinderknech et Norbert Gombos, qu'est-ce qui a fait que ça a été aussi tendu et aussi serré ?

Arthur a commencé un peu timidement, il s'est fait breaker rapidement, même s’il a débreaker tout de suite. Il s'est fait un petit peu surprendre aussi à 5-2 avec les balles neuves. Je pense qu'il avait un petit peu de crainte face à cet adversaire, parce qu'il avait joué l'année dernière où il avait eu un match assez difficile. Forcément, ce sont des matchs qui marquent. Sous tension, on sait que ça peut se jouer à pas grand-chose, et c’est ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Oui, Gombos a fait un très bon match et Arthur peut bien évidemment mieux jouer, mais il a très bien joué quand il le fallait, notamment dans les deux tie-breaks.

Qu'est-ce que les joueurs ont pensé de l'ambiance ici ?

Elle est top. Les joueurs ont adoré ! C'est ce qui a permis aussi à Arthur d'être poussé dans cette fin de match. Ça aide à se transcender sur des moments très importants. Quand on en a besoin, on sent que le public est derrière. En tout cas, le court est magnifique. Le public a répondu présent. On espère renouveler l'expérience demain (dimanche, ndlr), avec évidemment la victoire.

Qu'est-ce que tu peux nous dire à propos du double de l'équipe slovaque ? Qu'est-ce que vous savez de leurs forces, de leurs qualités, et du danger qu'ils peuvent représenter ?

Ce sont deux très bons joueurs, deux très bons serveurs. On s'attendait à ce que Klein joue en simple, ça n’a pas été le cas, ils l’ont réservé pour le double. Ce sont des joueurs qui ont un très bon service, avec des gros frappeurs de fond de court. Ça va être un match serré, il va falloir être conquérant dès le départ, montrer beaucoup d'agressivité, et ne pas laisser jouer les adversaires. Aujourd'hui, ils n'ont rien à perdre. Je pense que c'est vraiment important, dès le départ, de serrer le jeu et de montrer les qualités de nos joueurs ensemble. C'est à eux de montrer que les patrons sont le court.