Avec plus de 700 tournois homologués depuis la reprise de la pratique par la FFT, l'offre de compétitions de pickleball est de plus en plus riche sur le territoire national. Surtout, elle permet à chacun de jouer partout, quel que soit son niveau.
Une pyramide de tournois aux bases solides pour un maillage territorial efficace. Depuis la saison 2027, l'offre de compétitions en pickleball est de plus en plus stratifiée. En effet, dans une logique d'augmentation de la qualité des compétitions, la Fédération Française de Tennis a divisé son offre de compétitions de la manière suivante :
- K25
- K100
- K250 : 12 dans l'année sportive
- K500 : 4 dans l'année sportive
- K1000 : Open d'hiver, Open de France, Championnats de France
Cette stratification permet à la FFT d'en demander plus aux structures organisatrices. Cette pyramide des tournois offre aux compétiteurs la garantie d'une certaine qualité d'infrastructures et d'une certaine qualité d'organisation selon le tournoi auquel ils s'inscrivent.
Répartition des joueurs
Afin de garantir un niveau de jeu équilibré, les joueurs sont divisés en trois catégories dans le classement FFT. Celui-ci est édité tous les trois mois sur le site de la Fédération Française de Tennis (novembre, février, mai, août) :
- 3.0 (Primo-compétiteurs)
- 4.0 (Intermédiaire)
- 5.0 (Élite)
Chaque compétiteur cumule des points pour chaque catégorie :
- Simple
- Double par genre
- Double mixte
L'ensemble des catégories est proposé, quelle que soit la strate du tournoi (sauf le niveau Élite 5.0 pour les compétitions de découverte K25).
Éviter les malentendus entre la catégorie du tournoi et le niveau du joueur
C'est précisément là que naît une idée reçue lors des inscriptions à certains tournois. De nombreux joueurs 3.0 s'interdisent de s'inscrire à un K500, un K250 ou même un K1000, persuadés que ces tournois leur sont fermés, réservés à une « élite 5.0 ».
Bien que cette logique soit réelle dans d'autres pratiques proposées par la FFT, le nombre qui suit le K ne mesure pas le niveau exigé des compétiteurs. Il correspond au nombre de points attribués à la catégorie 5.0 en cas de victoire dans le tournoi au classement FFT. C'est un barème de référence qui sert à nommer et à hiérarchiser la compétition, pas une barrière à l'entrée.
En d'autres termes, un K1000 n'est pas un tournoi uniquement destiné aux joueurs 5.0. C'est un tournoi qui propose, entre autres, un tableau 5.0 dont le vainqueur touchera 1 000 points. Mais il propose aussi des tableaux 3.0 et 4.0.
Ce que ça change concrètement pour un joueur 3.0
Un joueur classé 3.0 peut s'inscrire à l'Open d'Hiver ou à l'Open de France exactement comme il s'inscrirait au K25 de son club : il affrontera des adversaires de son propre niveau, dans son propre tableau. La seule différence, c'est le nombre de points à la clé et le cadre organisationnel du tournoi. Il ne s'agit en aucun cas de la difficulté sportive à laquelle il devra faire face.
Se priver d'un K1000 en pensant ne pas être à la hauteur revient donc à se priver, sans raison, de jouer dans les meilleures conditions d'organisation que propose le circuit fédéral français : plus de terrains, plus d'encadrement, plus d'ambiance, et ce, pour le même niveau de jeu que dans n'importe quel autre tournoi.
Casser l'idée reçue
Ce qui suit le K est un nombre de gestion sportive et de points, pas un ticket d'entrée réservé aux meilleurs. Un 3.0 a autant sa place sur un K1000 qu'un 5.0, chacun dans son tableau, chacun avec ses propres enjeux et ses propres adversaires.
Jouer des grands tournois, même lorsqu'on est classés 3.0, c'est ce que font Nolan Chouteau et Clémentine Berrod-Pache. Ce couple, fan de pickleball, joue en compétition depuis plusieurs mois. Les deux n'ont pas hésité à franchir le cap.
"On a participé à l'Open de France, aux Championnats de France, à pas mal de K250. Bientôt, nous allons jouer le K500 à Anse…", liste Nolan, qui a d'ailleurs remporté les Championnats de France en mixte 3.0. "Il ne faut pas avoir peur d'y aller : c'est génial, car on est bien répartis selon notre niveau et il y a plusieurs dizaines d'équipes qui participent."
Clémentine confirme : "Ce qui est bien dans les plus gros tournois, c'est que les catégories ne sont plus mélangées et c'est agréable de jouer avec des adversaires de son niveau. Dans les K100, par exemple, on est plus mélangés et, chez les femmes, c'est plus difficile d'avoir de nombreuses catégories représentées. Et ça permet aussi de voir des personnes différentes. Ces tournois attirent de très bons joueurs, donc on voit d'autres têtes."
"On a pu rencontrer Valentine Vernaz et Théo Platel, reprend Nolan. Ce sont des top joueurs, on peut les voir, parler avec eux, regarder leurs matchs. On se croise souvent. C'est une petite communauté en France."
Le couple, qui s'entraîne au complexe Inpick à Lyon, a tellement progressé qu'il est passé 4.0 et même bientôt 5.0. "Ces derniers mois, on a pris beaucoup de points", souligne Clémentine, alors que Nolan admet : "C'est un peu plus compliqué, on évolue contre de meilleures équipes… Mais c'est aussi ça qu'on recherche !"








