La bénévole du mois : Carole Barat, président de l'Association Narbonnaise de Tennis

Baptiste Blanchet

12 mars 2026

Orthophoniste et ancienne 4/6, Carole Barat pratique le beach tennis en compétition. En poste depuis 2023 à la présidence de l'Association Narbonnaise de Tennis, elle multiplie les projets, s’attachant notamment à la rénovation des infrastructures. Interview.

Depuis quand êtes-vous membre ?

Je suis arrivée en 2013, par hasard, car un ami m’a proposé de venir taper la balle, m’expliquant que ça allait me plaire. À l’époque, je pratiquais le handball et la course à pieds. Très compétitrice dans l’âme, dès la première année, je suis passée de non-classée à 15/3. J’ai rapidement joué en équipes. Membre active, je suis devenue secrétaire en 2016, puis présidente de la commission des jeunes au sein du comité de l’Aude, ainsi que du beach tennis. Notre président étant moins disponible, alors que nous avions l’habitude de fonctionner en binôme et que je faisais déjà pas mal de choses, j’ai accédé à cette fonction en 2023. Orthophoniste avec beaucoup de patients, il est parfois difficile de tout mener de front, mais je donne de mon temps du mieux que je peux.

Quelles ont été vos premières actions ?

Il fallait mettre l’accent sur les équipements. Le club a notamment récupéré la gestion d’un deuxième site municipal, anciennement celui des Cheminots, avec deux courts et un club-house. Un troisième terrain était à l’abandon, nous l’avons refait à nos frais, ce qui nous permet d’avoir trois courts couverts en béton poreux en excellent état. Sur notre site historique, distant d’un peu moins de trois kilomètres, nous disposons de cinq courts en résine dont les éclairages sont tous passés en LED, et depuis peu d’un plateau de sable avec quatre terrains de beach, né notamment de la transformation d’un court de tennis impraticable en deux terrains supplémentaires.

Avoir deux complexes vous facilite-t-il la vie ?

Oui, clairement. Cela permet notamment d’avoir des terrains disponibles pour ceux qui ne font pas de compétition, et en même temps d’engager de nombreuses équipes oud’avoir les créneaux nécessaires pour notre école de tennis qui accueille 135 jeunes, tandis que 60 adultes prennent eux aussi des cours de tennis. 

Être présidente représente-t-il un investissement important ?

Oui, mais de toute façon, je viens au club quasiment tous les soirs, soit pour encadrer des cours de beach tennis, soit pour y jouer, ce qui me laisse le temps d’échanger avec les membres, de régler les problèmes. Je suis également présente tous les samedis matin ou pour les compétitions. En semaine, je suis assez réactive par SMS tandis que je réponds aux emails le matin tôt. J’aime le côté humain, m’occuper des inscriptions en début de saison. J’anticipe beaucoup les choses : la planification des équipes – mais pas leur constitution que je délègue –, leur planning, puis j’enregistre et j’inscris. Tant que ça m’anime, que ça apporte au club et que les gens reviennent, je continue, même si j’ai moins de temps pour des choses personnelles. Mais je suis très bien entourée au sein de l’ANT et je fais une totale confiance à mes enseignants.

Jouez-vous encore au tennis ?

Plus beaucoup, à la suite d’une rupture des ligaments croisés sur un court. Je continue néanmoins en équipe régionale et en plus de 35 ans. Au moment de cette blessure, j’avais déjà un pied dans le beach tennis. 

Extrait du n°578 de Tennis Info