Alizé Cornet, la fierté d’une capitaine
M.T, à Oeiras (Portugal)
12 avril 2026
Après sa première sortie en tant que capitaine de l’équipe de France de Billie Jean King Cup, Alizé Cornet est revenue sur les victoires et la qualification de son équipe pour le barrage, sur son état d’esprit et sur l’avenir qui s’annonce particulièrement bleu et radieux !
Est-il possible de résumer cette belle semaine, ponctuée de victoires particulièrement enthousiasmantes avec les premières des rookies comme Elsa Jacquemot, Léolia Jeanjean ou encore Sarah Rakotomanga ?
Alizé Cornet : C’est difficile de résumer tout le travail qui a été accompli pendant deux semaines. C’est une accumulation de beaucoup de petites choses, c’est plein de pièces de puzzle qui se sont mises ensemble au fur et à mesure. Si je devais dégager du positif : ce serait la cohésion de groupe. On a toujours réussi à rester soudés. Ça n’a pas payé hier (vendredi, lors de la défaite 2-0 contre la Hongrie), mais ça a payé aujourd’hui (victoire et qualification contre la Serbie), j’en suis persuadée. L’état d’esprit de chaque joueuse et de chaque membre du staff a été exceptionnel, c’est exactement pour ces raisons-là que j’ai choisi toutes ces personnes dans mon staff, ils ont été à la hauteur et de loin !
Et est-ce que tu retiens du négatif pour cette première ? Ou des éléments d’amélioration pour la suite de l’aventure
Le négatif ? Non, vraiment je n’en vois pas ! Surtout quand on voit ce qu’ont produit Sarah en simple et Elsa pour aller chercher la victoire. Évidemment, je pense qu’on a encore tous des choses à se dire pour grandir et progresser davantage dans notre fonctionnement. Mais, pour moi, ce ne sont pas des points négatifs, ce sont simplement des ajustements à opérer dans un groupe de personnes qui doivent évoluer ensemble. Ce ne sont que des bonnes choses parce que notre communication est bonne, elle a été la clé cette semaine et c’est en partie grâce à elle qu’on est parvenus à obtenir cette troisième place.
Entre la défaite contre la Hongrie et ce match de la dernière chance aujourd’hui (samedi), contre la Serbie, qu’est-ce que tu as dit à tes joueuses pour qu’elles conservent leur motivation ?
Je leur parle tous les soirs alors elles ont l’habitude, mais hier en fin de journée, j’ai dit que j’avais bizarrement passé une super journée. Malgré la défaite, contre des filles qui étaient plus fortes que nous ce jour-là, j’ai vu un tas de belles choses qui pouvaient nous servir pour le lendemain. Je n’étais pas du tout abattue après la Hongrie. J’étais stressée pour ce dernier match, bien sûr mais loin d’être abattue ! J’ai vu que les choses étaient en train de se mettre en place et c’était super de pouvoir avoir cette deuxième chance. En fait, j’ai eu l’impression hier que ce que j’ai vu, c’était les prémisses de ce qui allait se passer aujourd’hui. Alors, j’ai passé une bonne journée vendredi, ces matchs nous ont fait grandir et si on parvient à utiliser les défaites ainsi à l’avenir, pour progresser par la suite, c’est tout l’objectif du sport !







