Alexandre Müller : "Jouer pour son pays, il n’y a rien de plus prestigieux"
M.T. au Portel
4 février 2026
Alexandre Müller est le "petit nouveau" de cette sélection 2026. Après un très bon début de saison, il a reçu la 99e veste de l’équipe de France et nous a confié son ressenti et ses premières impressions.
Après deux premières journées d’entraînement, Alexandre Müller est passé par la case médias. Sur les gradins du Chaudron du Portel – qui devraient résonner très fort dès ce samedi après-midi –, le dernier appelé en sélection a évoqué tout sourire cette nouvelle aventure. Après un premier titre sur le circuit l’an dernier, il a confirmé sa bonne forme du moment, avec notamment un Open d’Australie particulièrement réussi.
Comment as-tu appris la nouvelle de ta sélection ?
J’étais chez moi, à Dubaï, je venais de rentrer de l’Open d’Australie et je savais que Paul-Henri devait m’appeler le samedi matin. Il m’a annoncé la bonne nouvelle : j’allais connaitre ma première sélection. C’était un peu un cadeau d’anniversaire en avance puisque je suis né le 1e février. J’en suis vraiment très heureux.
Qu’est-ce que ça représente pour toi de jouer sous les couleurs de la France ?
Ça va être une première, j’ai hâte ! C’est une grande fierté. Jouer pour son pays, il n’y a rien de plus prestigieux : j’ai hâte que ça commence.
Tu es le dernier arrivé dans cette équipe, comment t’es-tu intégré au groupe ?
Ça se passe très bien ! On se connaît tous depuis des années. Je n’ai pas encore chanté ma petite chanson, mais je suis en pleine préparation (rires) ! Ça se passe vraiment bien. J’ai reçu un super accueil et tout le monde a été très sympa avec moi.
Après plusieurs entraînements ici, quelles sont les sensations sur ce court ?
Vraiment bonnes ! C’est une surface qui ressemble à celle de Paris La Défense Arena. Les balles s’usent assez vite, donc le jeu devient assez lent je trouve. Mais ce sont de bonnes conditions pour tous les joueurs de l’équipe.
Après ce bel Open d’Australie, comment te sens-tu ?
Je me sens en forme ! J’ai eu une belle victoire contre Popyrin en cinq sets, c’était ma première donc j’étais vraiment très content (jusqu’ici, Alexandre avait joué deux matchs en cinq manches : au premier tour de Roland-Garros 2017 contre Thiago Monteiro et au premier tour de l’Open d’Australie 2024, contre Hugo Grenier, ndlr). Ensuite, j’ai perdu en quatre contre Zverev qui jouait très bien sur ce tournoi, donc je n’ai pas spécialement de regrets.
Je me sens vraiment bien ! Et puis, maintenant que je suis arrivé ici, j’essaie de ne plus penser à moi mais à l’équipe : c’est l’équipe de France avant tout ! J’ai hâte que ça commence.
Justement, comment abordes-tu cette rencontre à l’accent collectif ? L’état d’esprit est différent du reste de l’année sur le circuit ?
On le connaît déjà un peu puisqu’on fait des matchs par équipe en France, on retrouve les copains notamment en fin d’année (avec la Pro A, ndlr). Mais ce ne sont pas des matchs de la même ampleur que ceux de Coupe Davis. J’adore les sports collectifs, donc c’est très agréable pour une fois, de ne pas jouer que pour soi et de jouer pour l’équipe. C’est quelque chose qui me plaît vraiment. Et en plus, c’est à la maison, donc on s’attend à avoir un stade rempli.
On connaît la réputation du Chaudron, l’équipe de France de Billie Jean King Cup y a joué en 2022 et 2024 : qu’est-ce que ça peut vous apporter de plus de jouer à domicile ?
C’est toujours mieux de jouer à la maison ! Ça va être cool, je suis sûr qu’il y aura une bonne ambiance, parce que ça fait toujours beaucoup de bruit dans cette salle. Mais c’était également le cas à Orléans, l’année dernière. Quoi qu’il arrive, on va profiter, on va tous se donner à fond et j’espère qu’on va ramener la victoire.



