Finale 11-12 ans filles : l'explication entre favorites
Au stade Roland-Garros, G.B. avec Nino Loizeau et Thomas Nicolai
18 juin 2026
La finale des 11-12 ans filles va mettre aux prises vendredi deux jeunes filles qui ont dominé leur sujet toute la semaine. Entre Rose Millon (ligue PACA, 4/6, photo) et Meriem Miladi (Bourgogne Franche-Comté, 4/6), faites vos jeux !
On aurait pu craindre que la chaleur n'affecte la qualité de jeu de ces demi-finales. Après les demi-finales marathon des garçons, les 11-12 filles ont pris le relais aux alentours de midi sur les courts n°6 et n°8. Mais il n'y a pas eu de suspense, et la chaleur n'a pas semblé gêner les joueuses. En tout cas pas les deux gagnantes qui, à l'image de leurs tours précédents, ont été en parfaite maîtrise dans leur demi-finale respective.
Rose Millon s'est ainsi sortie de son duel face à Soline Choy (Occitanie, 5/6) 6/2, 6/3 sans y laisser trop de force. En quatre matchs, la joueuse de l'US Pontet Tennis n'a concédé que 18 jeux. Sa régularité, son coup droit de gauchère lifté et sa combativité lui donnent une marge d'avance sur ses rivales. "Je suis très contente, c'est ma première finale, je m'en suis donné les moyens, juge l'élève d'Alain Barrère et Nathan Seateun dans l'académie du premier nommé. Je suis resté patiente, je me suis pas énervée, j'ai essayé de tout bien faire pour gagner."
Née le 19 février 2014, Rose Millon est une fan de Jannik Sinner. Elle apprécie pleinement l'expérience Roland-Garros. "J'adore jouer ici, jouer devant du monde, ça change, c'est une force de motivation." Vendredi en finale, elle sera encore davantage sur le devant de la scène avec la retransmission en direct vidéo commenté du match.
Cette finale promet d'être une belle explication entre Rose Millon et Meriem Miladi. Car la joueuse du TC Macon n'a, elle aussi, laissé que des miettes à ses quatre premières adversaires. Onze jeux seulement ! En demi-finales, Philippine Eloy (Hauts-de-France, 4/6) ne lui a résisté que le temps du premier set (6/3, 6/0).
Pour déborder ses adversaires, Meriem s'appuie sur sa régularité, sa combativité et un très bon coup droit. Un peu comme son idole : "Rafael Nadal !", répète-t-elle deux fois. Une idole qu'elle a déjà rencontrée, d'ailleurs.
La jeune fille reconnaît qu'elle doit encore améliorer ses courses vers l'avant et son service. Des axes de travail qu'elle s'emploie à mettre en place avec son coach, Cyril Genevois. Mais elle a aussi une belle source d'inspiration pour progresser. Un joueur qui a gagné 14 fois Roland-Garros...








