Après avoir survolé le tableau des qualifications de l’Open d’Australie (14 jeux perdus en trois matchs), Arthur Géa a tiré le gros lot dès le premier tour : cette nuit (en quatrième rotation) il défiera le Tchèque Jiri Lehecka, tête de série n°17 et huitième de finaliste l’an dernier. L’objectif est ambitieux, mais clair : viser plus loin et prolonger l’aventure.
Le sort aurait pu lui réserver Gaël Monfils ou Térence Atmane pour un choc franco-français (ils seront respectivement opposés à l’Australien Sweeny et l’Italien Maestrelli). Sur le papier, il a hérité du “pire” tirage possible : Jiri Lehecka. Joueur puissant qui aime jouer à plat et finaliste du tournoi du Queen’s l’an dernier, le Tchèque est particulièrement redoutable sur ses premières frappes de balle. Benjamin Bonzi, qui l’avait affronté au troisième tour à Melbourne en 2025, nous avait livré les clés de son analyse pour essayer de le bousculer : "Il faudra très bien servir et être très présent sur les trois, quatre premiers coups de l’échange parce que c’est un joueur qui frappe très fort. Il va falloir être prêt, ne pas lâcher sa ligne et ne pas le laisser manœuvrer le point trop facilement." Malheureusement, le Nîmois n’avait pas réussi à imposer son jeu et s’était incliné en trois manches (6/2, 6/3, 6/3).
Mais cette année, l’actuel 19e joueur mondial n’a pas entamé sa saison dans les meilleures des conditions. Tenant du titre à Brisbane, il a été contraint à l’abandon dès le deuxième tour. Au moment de débuter la première levée du Grand Chelem de cette édition 2026, on peut dire qu’il ne surfe pas sur une vague de confiance, en témoigne sa fin d’année 2025 compliquée (deux défaites sèches face à Van De Zandschulp et Vacherot à Bâle puis au Rolex Paris Masters).
Au contraire, Arthur Géa est dans une forme exceptionnelle ! Le protégé de Gérald Melzer a enchaîné huit victoires d’affilée en ce début de saison (5 victoires au Challenger de Nouméa et 3 en qualifications de l’Open d’Australie). Et le Provençal est lui aussi un joueur qui prend le jeu à son compte : lors de ses trois matchs de qualifications, il a toujours réussi plus de coups gagnants que ses adversaires, tout en commettant moins de fautes directes. Derrière son service, il a été plus que solide, ne concédant sa mise en jeu qu’à une reprise. Un affrontement plus imprévisible que prévu est à attendre entre les deux joueurs.
On peut aussi ajouter que la pression sera plutôt sur le mieux classé des deux à l’occasion de ce premier tour. Présent pour la première fois de sa carrière dans le tableau final d’un tournoi du Grand Chelem, le Français de 21 ans n’a donc rien à perdre, tout à gagner ! Et le principal intéressé ne semble pas très préoccupé par le calibre de l’adversaire : "Peu importe [qui je vais défier], je suis prêt à jouer." Place au jeu, lundi en dernière rotation sur la 1573 Arena !






