Au deuxième tour de l’Open d’Australie, le jeune Arthur Géa (21 ans) s’apprête à défier le Suisse Stan Wawrinka (40 ans). Les deux hommes auront très envie de prolonger l’aventure pour s’offrir un affrontement face au vainqueur du duel Fritz–Kopriva.
Le 2 janvier 2005, Arthur Géa venait au monde dans la ville de Carpentras, dans le Vaucluse. Le lendemain, Stan Wawrinka, jeune joueur suisse en progression, disputait son premier tour au tournoi ATP de Doha face à Ivan Ljubicic. Neuf ans plus tard, lorsque le Suisse remportait l’Open d’Australie, son premier titre du Grand Chelem, Arthur était en CM1. Vingt ans d’écart séparent les deux joueurs qui entreront en troisième rotation sur la Kia Arena ce jeudi.
Stan Wawrinka, triple vainqueur en Majeur, a annoncé qu’il comptait raccrocher les raquettes à la fin de la saison 2026. Mais le médaillé d’or en double aux Jeux olympiques de Pékin n’a pas pour autant moins d’ambitions : finaliste de la United Cup avec la Suisse en début d’année, il s’est également offert quelques jours supplémentaires à Melbourne après sa superbe victoire au premier tour de l’Open d’Australie face à Laslo Djere (5/7, 6/3, 6/4, 7/6(4)).
De l’autre côté du filet, Arthur Géa dispute son premier tableau final en Grand Chelem. Toujours invaincu en 2026, il sort d’un premier tour étincelant où il a fait tomber Jiri Lehecka, faisant preuve d’une confiance et d’un sang-froid impressionnants et inattendus pour un joueur de son expérience.
La clé du match sera très certainement physique. Si le Suisse a de beaux restes – en témoignent ses six matchs déjà disputés depuis le début de l’année –, il n’est pas certain qu’il soit au niveau de la condition du Français. À Arthur d’essayer de faire durer les échanges et d’imposer un combat intense à un "Stan" qui cherchera très certainement à raccourcir les points. Attention cependant à ne pas offrir à Wawrinka une balle trop neutre, trop facile, au risque de concéder une bagatelle de coups gagnants, comme son dernier adversaire a pu en attester (35 coups gagnants).
Autre paramètre à prendre en compte : le public. Hormis quelques supporters français, il y a fort à parier que la Kia Arena poussera du côté du suisse, vainqueur ici-même en 2014. Pour l’emporter, Arthur devra gérer ce facteur supplémentaire. Cela fait partie du jeu, surtout en Grand Chelem, mais garder la tête froide sera primordial pour ne pas se laisser déboussoler par les éléments extérieurs à la rencontre.
Un premier Open d’Australie face à un dernier Open d’Australie : qui s’offrira le droit de continuer à rêver ? Espérons un beau match entre deux joueurs au jeu enthousiasmant et tourné vers l’avant.

