Yoann Millet, une jeune qui monte dans le pickleball

24 février 2026

Yoann Millet, 16 ans, est un mordu de pickleball qui brille de plus en plus au haut niveau. Ce jeune homme suit les traces de son père, Gérôme, un excellent joueur. Le fiston s'est notamment distingué en se hissant sur le podium du double mixte lors de l'Open d'hiver 2026, aux côtés d'Anaïs Geslin.

Il n'a que 16 ans, bientôt 17 ans, mais il s'est déjà fait un nom (ou plutôt un prénom) dans le pickleball français. Yoann Millet (à droite sur la photo de Une) est un mordu, passionné, doux dingue de pickleball, un sport qu'il a découvert à 9 ans, en même temps que son père Gérôme, en 2018. C'est grâce à l'épouse et la maman que le duo s'est d'ailleurs essayé à une journée découverte de ce sport dans leur département du Var.

Quelques années plus tard, le fils et le papa ont conservé intacte leur passion pour ce sport. Yoann fait la fierté de Gérôme (devenu de son côté un joueur confirmé) : il s'est hissé sur le podium du double mixte lors du dernier Open d'hiver de pickleball. Lui et sa coéquipière Anaïs Geslin ont fini troisième en battant notamment James Chaudry (l'un des meilleurs joueurs européens) et sa coéquipière Mathilde Sarcelet lors de la petite finale. Un sacré souvenir.

"Je crois qu'on a gagné 15/11. C'est la première qu'on jouait ensemble, mais on s'est vite très bien entendus avec Anaïs. C'est un très bon souvenir. Les premiers matchs ont été durs, mais nous avons des jeux complémentaires et nous avons bien communiqué", se remémore Yoann.

"C'était un peu compliqué au début car on n'avait même pas eu le temps de s'entraîner ensemble et 'boum' premier match, s'amuse Anaïs. Au départ, je devais jouer cet Open d'hiver avec un autre partenaire, mais ses plans ont changé et j'ai accepté de jouer avec Yoann qui m'avait demandé de faire équipe par le passé. Je suis très contente de cette expérience. Yoann est un passionné de pickleball. Il est peu timide, mais très persévérant, il veut tellement progresser. Il est gaucher, je suis droitière. Ça a bien fonctionné, malgré sa jeunesse."

Le papa Gérôme n'a pu assister à la petite finale puisqu'il jouait sur un court d'à-côté. Mais il n'a pas été surpris par la performance du rejeton. "Il est très bon dans le jeu offensif, avec ses dinks de revers. Il adore aussi jouer le mixte. Je suis très fier de lui." Yoann abonde. "Le mixte est mon format de jeu préféré, le garçon a le rôle central en pickleball. C'est lui qui fait la différence en attaque. Avoir ce rôle m'aide à me libérer." "Tous les garçons aiment le mixte pour cette raison, sourit Anaïs, mais pour Yoann, c'est une façon de prendre confiance."

Un premier échange avec Julien Platel

Élève en 1ere bac pro commerce à Saint-Raphaël, Yoann rêve de venir un jour un joueur professionnel de pickleball. Et de voyager à travers le monde. Mais pour l'instant, il ne lâche pas les études (d'autant qu'il a répondu dans un sourire à cette question... avec sa maman à côté de lui ). Même si sa passion prend beaucoup de place dans sa vie. "J'ai commencé en 2018 et depuis sept ans, je joue de plus en plus, je regarde de plus en plus de vidéos, notamment avec Ben Johns (son idole). Je stresse encore beaucoup mais je pense que mes points forts sont le mental, l'attitude. Je ne me laisse pas affecter par le score en compétition. Je m'entraîne environ 5 heures par semaine, surtout avec mon père, mais récemment, j'ai eu la chance d'échanger avec Julien Platel, l'un des meilleurs joueurs nationaux (qui s'occupe de son frère Théo), dans notre club de l'ATP Saint Pauloise. J'ai adoré."

L'expérience lui a montré aussi le chemin à parcourir. "Julien m'a dit que j'allais devoir travailler mon physique. J'avais mal un peu partout à la fin de la séance ! Je dois aussi améliorer mon explosivité."

Le travail qui attend Yoann ne lui fait pas peur. "Il est capable de beaucoup, estime Anaïs, un ex-classée 1/6 au tennis qui occupe une place importante dans la hiérarchie nationale et qui aime bien aider les jeunes français à progresser au pickleball. Au début il a eu du mal à s'encourager à Marcq-en-Baroeul. Mais il veut gagner. Et il est doué je pense, il a encore une grande marge de manœuvre."

"Si j'ai l'opportunité d'être professionnel, je la saisirais, assure l'intéressé. Je suis de très près le RTA (Circuits de tournois regroupant les meilleurs joueurs européens). Le pickleball commence à se faire connaitre en France et mes potes sont curieux de ce que je fais. C'est vraiment ma passion, plus qu'un passe-temps. Mon objectif au départ, c'était de battre mon père. Aujourd'hui, je vois plus loin."