'Carré beach tennis' : une "prépa" en Corse pour viser les sommets
E.B.
23 janvier 2026
Pour la première fois, l'équipe de France de beach tennis a choisi la Corse afin d'effectuer un stage de préparation physique. Une sortie insulaire qui a permis de mettre les organismes à rude épreuve avant une saison que l'on espère fructueuse.
L'écrin est digne du surnom de la Corse. Du 10 au 17 janvier, un stage de beach tennis a été organisé par la FFT sur l'île de Beauté, au CSJC d'Ajaccio (Centre du Sport et de la Jeunesse Corse). Cinq filles - Maïré Bray, Maëlle Hibon, Amélie Thiant, Téha Begnis, Julie Baillif - et sept garçons - Paul Gotarda, Maxime Moretto, Louis Bepoldin, Téry Bray, Jean Combreas, Louis Peinado Girard et Noâm Murciano - étaient présents, encadrés par Jérôme Maillot (responsable à la DTN), Rodolphe Boyeldieu (référent national junior) et Paul Quétin, responsable de la préparation physique.
Au menu, une reprise en pleine nature, une alternance d'ateliers physiques et de beach tennis, du travail et de la convivialité. Deux objectifs principaux avaient été définis par l'encadrement : instaurer une dynamique collective dès le début d'année et s'entraîner dans de bonnes conditions météo. Car à Bordeaux, place forte du beach français, où de nombreux joueuses / joueurs s'entraînent, les terrains couverts manquent cruellement...
"Le CSJC a trois terrains couverts à Ajaccio, donc cela constituait une excellente opportunité pour nous, explique Paul Quétin. On souhaitait que tout le monde puisse s'entraîner dans de bonnes conditions. L'idée de ce stage est de créer de la cohésion, de bien commencer l'année avec une dynamique collective."
Pour cette "semaine de reprise", les participants ont pu découvrir les merveilles de l'île mais aussi ses sommets ! Une randonnée de quatre heures a ainsi été organisée sur les crêtes au-dessus d'Ajaccio, ainsi qu'une marche en raquettes, à plus de 1500 mètres d'altitude et en pleine neige, pour le plus grand bonheur des participants.
Des tests au CNE à venir
Spécialiste du travail physique depuis plusieurs décennies, "Paulo" s'est fixé comme objectif d'amener de la continuité dans un sport où les déplacements sont quasi hebdomadaires."Le beach tennis est un sport itinérant au même titre que le tennis, souligne-t-il. Le circuit mondial se passe beaucoup en Amérique du Sud. Le calendrier d'une joueuse comme Maïré Bray lui impose d'enchaîner les compétitions sans grande période de repos. Il faut s'y préparer. Maïré, comme Paul Gotarda et Maxime Moretto ont passé plusieurs mois très loin de chez eux l'année dernière. Mais c'est aussi grâce à ça qu'ils ont été au top de leur forme et remporté une médaille de bronze aux championnats du monde."
À l'inverse du tennis, le circuit des grands tournois de "beach" n'a pas encore repris. L'objectif des prochaines semaines va donc être d'entretenir la dynamique. L'encadrement de l'équipe de France a convié plusieurs joueurs et joueuses pour des tests au CNE, au mois de travail.
"Dès que c'est possible, on s'entraîne à la fois physiquement et techniquement, reprend Paul Quétin. Ce travail-là, nous allons le poursuivre dans les semaines à venir et prolonger cette période qu'on peut qualifier de foncière. Ensuite, nous voulons vraiment instaurer un suivi des meilleurs joueurs. Les faire venir au moins une fois par an pour effectuer des tests, savoir où les joueurs en sont et s'il faut axer le travail sur certains points. C'est très important pour nous de s'appuyer sur le CNE qui est un formidable outil."
© FFT
Le travail avec le sourire !










