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Vie fédérale

FFT et "Fête le Mur" : trois exemples d'une belle réussite

La Fédération Française de Tennis se réjouit que le partenariat avec l’association "Fête le Mur" dure depuis 21 ans maintenant. Illustration avec trois superbes parcours.
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La belle aventure dure depuis plus de 20 ans. En 1996, Yannick Noah créait l’association "Fête le Mur", pour venir en aide aux enfants des quartiers défavorisés. Depuis les balbutiements du projet, la Fédération française s'est inscrit comme un acteur majeur. Si la première signature de convention avec la FFT date de 2000, le comité de tennis des Bouches du Rhône et la Ligue de Provence ont accompagné la création du premier site à Aix-en-Provence.

En mai dernier à Roland-Garros, une convention de mécénat a été signée entre Bernard Giudicelli et Yannick Noah. Elle illustre le renforcement du partenariat entre les deux entités. Pour la première fois, une fédération sportive a mis en oeuvre une démarche innovante en élaborant un mécénat avec une association experte dans le domaine de l’insertion par le sport. Objectif : construire un projet d’ampleur en faveur des jeunes des quartiers prioritaires.

A l'occasion de la formidable fête que constitue le Rolex Paris Masters, la FFT et "Fête le Mur" ont souhaité mettre en avant trois jeunes. Trois exemples qui illustrent la réussite de cette belle aventure. A commencer par le parcours d'Ilyès El Bekkaoui, originaire du quartier des Haut de Massane, à Montpellier. Titulaire d'un badge A3 (le plus haut grade au niveau national), le jeune homme officie désormais sur les plus grands tournois de France.

"Grâce à Fête le Mur, j'ai pu arbitrer partout en France, a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse au Rolex Paris Masters. Au fur et à mesure, ça m'a ouvert des portes. J'ai eu la chance d'officier sur la finale messieurs de l'édition 2016 et 2017 de Roland-Garros et aujourd'hui de fouler les courts du Rolex Paris Masters. L'arbitrage représente beaucoup d'investissement, un 'investissement personnel et profond, car ça peut être un "job" ingrat. Mais je suis un passionné et mon souhait est d'évoluer le plus haut possible".

"Une volonté de partage"

Autre parcours, celui d'Alexis François, issu du quartier Saint Lucien à Beauvais, qui a passé un diplôme d'entraîneur de tennis. Le jeune homme rentre dans le cadre "Jeu set et job" : un programme d'insertion professionnel, qui détecte des jeunes ayant la volonté de devenir entraîneur.

"J'ai commencé sur le site de "Fête le Mur"à Beauvais à l'age de 13 ans. A 17 ans, j'ai signé un contrat d'avenir avec le club, ce qui m'a donné à croire en la possibilité de faire ce métier. J'ai eu l'opportunité de passer le diplôme d'Etat, après 18 mois de formation. Aujourd'hui, je suis en CDI. Je tente maintenant de transmettre les valeurs qu'on a pu me transmettre, de donner aux jeunes envie d'enseigner".

Mais "Fête le Mur" est aussi une histoire de compétition. Illustration avec Souhila Aouni, détectée à Vénissieux. Cette jeune espoir du tennis français, aujourd'hui classée 1/6, représente le programme de compétition. "Fête le Mur" a décidé de l'accompagner dans son programme par des entraînements mais aussi de la soutenir financièrement..

Toutes ces histoires illustrent la réussite du partenariat. Un succès loué par Bernard Giudicelli. " Sans le tennis comme vecteur et "Fête le Mur" comme acteur, ces parcours n'auraient pas été possibles. Il y a cette volonté de partage et de transmission relié par l'association. Nous sommes sur du qualitatif. On veut montrer que, grâce au tennis, il y a une possibilité de gravir des marches, a-t-il confié. Et que ces jeunes aient non seulement un but mais aussi un rôle. Nous voulons consolider le réseau des sites mais aussi de garder ce volet d'accompagnement social, lié au sport. Le sport est un vecteur, éducatif, d'ascension sociale et de recrutement. Mais surtout, nous voulons dire merci à "Fête le Mur".

(EB, à l'AccorHotels Arena)

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