Les 10 bonnes résolutions tennistiques à prendre (absolument) en 2026

Rémi Bourrières

14 janvier 2026

Dans ce nouvel opus de "Conseils aux compétiteurs", nous dressons la liste des résolutions que nous devrions tous prendre en 2026. Une forme de bilan des conseils délivrés ici au fil des mois, pour se projeter vers une grande année de tennis.

C'est (encore) la période des promesses et des bonnes intentions. Sur la base des conseils recueillis auprès de nombreux professionnels pour nourrir cette chronique, nous avons dressé une liste de dix (excellentes) résolutions à prendre en 2026 pour franchir un cap. Elle n'est sans doute pas exhaustive, mais elle se veut panoramique. Physique, technique, mental... tout y passe. Reste désormais à faire le plus difficile : s'y tenir.

1/ Je me fixe des objectifs adaptés et cohérents

Se fixer des objectifs est indispensable pour entretenir sa motivation. Encore faut-il savoir lesquels. Ils doivent être ambitieux, mais atteignables. Et surtout, ils doivent vous "parler", c'est-à-dire activer chez vous quelque chose de personnel, de sensible.

Certains privilégieront des objectifs de performance, d'autres de maîtrise ou d'attitude, comme l'expliquait Bertrand Camacho, entraîneur de CMO Louvres, dans cette chronique (Conseils aux compétiteurs : trois routines indispensables pour une reprise réussie). Peu importe la catégorie : un objectif bien choisi est souvent la première pierre posée vers la performance.  

2/ Je réfléchis à mon identité de jeu

Bien jouer au tennis ne consiste pas simplement à avoir le meilleur coup droit ou le meilleur revers possible (même si c'est une bonne base !). Cela consiste, surtout, à construire la meilleure filière de jeu possible, selon ses qualités techniques, physiques et psychologiques.

On ne juge pas un chat sur ses talents de nageur, ni un chien sur sa capacité à grimper aux arbres. Ne vous acharnez donc pas à jouer service-volée si votre ADN est défensif, ou inversement. Trouver son identité demande du temps, de l'honnêteté et parfois quelques renoncements. Adrian Mannarino l'expliquait très bien en racontant comment il avait progressé en comprenant quel tennis lui correspondait vraiment (Cinq conseils pour trouver son identité de jeu avec Adrian Mannarino).

© Christophe Guibbaud / FFT

3/ J'accepte de mal jouer certains jours (et je les vis à fond malgré tout)

Il n'y a rien de plus pénible que ces matchs où la balle ne sort pas de la raquette, où l'on se sent étranger à son propre corps, bref ces fameux jours où l'on ne sent rien. Rassurez-vous : même les meilleurs y passent. La veille, vous jouiez le tennis de votre vie. Le lendemain, plus rien. C'est incompréhensible… mais parfaitement normal.

Ces jours-là, la tentation est grande de tout envoyer valser. Pourtant, ce sont souvent ceux où l'on progresse le plus. Prenez donc la résolution de ne plus les subir, mais de les investir. Une bonne gestion des temps morts et une pensée positive entre les points peuvent parfois suffire à renverser la dynamique, comme nous l'enseignait Stéphane Robert (Sept règles à suivre pour mieux gérer les temps morts au tennis).

4/ Je vise la stabilité émotionnelle et j'arrête de m'auto-détruire

Le mental, comme le jeu, est sujet à d'inévitables variations. Il doit donc viser la plus grande stabilité possible. Personne ne vous jettera la pierre d'avoir des émotions, ni même de les exprimer, à deux conditions : qu'elles restent dans le cadre, et qu'elles vous ramènent dans le match au lieu de vous en éloigner.

Même combat avec le stress d'avant-match : il est universel, y compris chez les champions. L'enjeu n'est pas de l'éliminer, mais de l'apprivoiser. Des méthodes existent, éprouvées, pour mieux le gérer et éviter qu'il ne se transforme en sabotage intérieur (Cinq méthodes efficaces pour mieux gérer son stress d’avant-match).

5/ Je respecte mes adversaires et je ne les "stalke" plus

Oui, le rameur - même lui ! - a le droit de jouer comme il joue. Oui, c'est du tennis. Et oui, parfois, il gagne. Respecter ses adversaires – tant qu'eux-mêmes respectent les règles et l'esprit du jeu – est sans doute l'une des résolutions les plus salutaires à adopter. Apprendre à connaître les profils, y compris les plus pénibles (lire Le top 12 des adversaires les plus pénibles à affronter), peut s'avérer également très utile.

En revanche, n'en faites pas une obsession. Le système de classement français, dont vous ne connaissez peut-être pas tous les secrets (Cinq choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur le classement français), est certes bien conçu, mais passer des heures à éplucher le palmarès de vos futurs adversaires ou à calculer les points qu'il vous manque pour monter est souvent contre-productif. Concentrez-vous sur ce qui dépend vraiment de vous : le jeu.

© Clément Mahoudeau / FFT

6/ Je prends soin de mon corps et je m'échauffe avant de jouer

Si, en 2026, vous ne prenez toujours pas le temps de vous échauffer (au moins) quelques minutes avant d'entrer sur le court, il est temps de réagir. Travailler son tennis est essentiel, mais progresser durablement suppose d'abord… de rester durablement en bonne santé. C'est même la priorité absolue.

Dans la pratique d'un sport, le corps est votre premier outil de performance. Vous devez le bichonner. Échauffement, étirements, sommeil… Ce n'est pas une option. C'est même ce qui fait la différence sur la durée, y compris – et surtout – à partir d'un certain âge. (Les clés pour continuer à performer après 40 ans)

7/ J'adopte un plan nutrition/hydratation les jours de match

Dans la continuité du point précédent, rappelons qu'une alimentation saine et une hydratation correcte sont des leviers majeurs de performance. Et particulièrement les jours de match, où il faut constituer, puis préserver, les réserves d'énergie indispensables.

C'est d'autant plus vrai si votre match est prévu après une longue journée de boulot, une problématique fréquente chez les joueurs amateurs. Une stratégie simple, anticipée et adaptée devient alors cruciale, même s'il y a d'autres conseils à suivre pour rester performant en sortant du travail (Cinq conseils pour (bien) jouer en match après une journée de boulot).

8/ Je varie mes entraînements, et mes partenaires d'entraînement

Le tennis est un sport d'adaptation permanente : aux conditions, à la surface, à l'adversaire, aux sensations… Il n'y a pas deux matchs qui se ressemblent et vos entraînements doivent refléter cette réalité. Les traditionnelles gammes du fond de court suivies du sacro-saint set d'entraînement, c'est bien. Mais il faut aussi sortir parfois des sentiers battus.

Si vous ne le faites pas (ou pas assez), songez à varier les exercices mais aussi à varier les partenaires. Sans négliger le plus fidèle et le plus régulier de tous : le mur (Quatre bénéfices essentiels de l’entraînement au mur) ! S'entraîner seul, ou avec des partenaires différents – y compris du sexe opposé (Quatre bénéfices pour une femme de jouer contre un homme (et vice-versa)) – est extrêmement formateur.

9/ Je cherche à tirer des enseignements de mes défaites

Après une défaite, l'envie de passer à autre chose est compréhensible. Pourtant, il est déterminant de comprendre les raisons de son échec. Accordez-vous le temps de digestion nécessaire. Puis, à froid, posez-vous les bonnes questions, sans complaisance ni auto-flagellation. 

Les défaites piquent l'ego. Mais si elles sont bien analysées, ce sont elles qui nous permettent de devenir plus forts, comme nous l'avait rappelé la psychologue du sport fédérale Mélanie Maillard.

© Antoine Couvercle / FFT

10/ Je pratique d'autres sports pour progresser globalement

Nous vous pardonnerons volontiers quelques infidélités à la balle jaune si c'est pour la bonne cause. Pratiquer d'autres sports, notamment ceux répertoriés ici en parfaits compléments du tennis (Entraînement croisé : les cinq activités les plus complémentaires au tennis), est un moyen ludique et efficace de développer ses qualités physiques et sa coordination.

Et bien sûr, vous pouvez vous adonner sans compter à l'une des diverses disciplines placées sous l'égide de la FFT : padel, beach-tennis, urban tennis, pickleball… Autant de terrains de jeu qui peuvent (aussi) nourrir votre tennis. C'est même vivement recommandé !