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Présentation de la DTN
La Direction Technique Nationale travaille à la formation des champions et au développement de la pratique, en particulier chez les jeunes. Elle s'appuie sur une équipe dynamique, mais également sur l’expertise des 18 équipes techniques régionales des ligues.
Pierre Cherret, Directeur Technique National avec l'Equipe de France des JO de la Jeunesse 2018 : Clément Tabur, Marc Barbier, Hugo Gaston, Clara Burel, Pierre Mazenq, Diane Parry, Hugo Lecoq.
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Former pour gagner

Basée au CNE (Centre national d’entraînement), la DTN de la Fédération Française de Tennis a pour missions de :

  • Conquérir les titres majeurs du tennis international en jeunes et en adultes
  • Favoriser le rebond de la pratique dans les clubs en particulier chez les jeunes.
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Organisation

Elle est organisée en 3 départements principaux qui concourent à l’atteinte de ces objectifs en partenariat avec les clubs et les ligues dont font partie les comités départementaux :

  • Le département du haut niveau et des équipes de France accompagne les projets internationaux, quelle que soit leur organisation, des joueurs(es) à partir de 11 ans pour optimiser leurs chances de réussite. Ce département comprend les pôles fédéraux d’entraînement de Paris (CNE), de Poitiers et de Boulouris.
  • Le département des territoires coordonne la mise en œuvre, par les équipes techniques régionales, de la politique sportive fédérale dans les domaines du haut niveau, du développement sportif des clubs, de la compétition des jeunes ainsi que du repérage et de la formation des jeunes de 10 ans et moins.
  • Le département Technique et Pédagogie conçoit les programmes d’entraînement et de développement de la pratique pour tous les publics. Il élabore les contenus de formation des enseignants de tous niveaux et contribue à la promotion du projet pédagogique fédéral.
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Organigramme

La DTN, pilotée par Pierre Cherret, est divisée en huit départements. Tous travaillent en parfaite relation avec les autres directions de la Fédération Française de Tennis, mais aussi et surtout en étroite collaboration avec l’élu en charge de la DTN, Olivier Halbout.

L'organigramme de la DTN
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Un réel esprit de performance

Pierre Cherret, le directeur technique national, s’est entouré d’une équipe dynamique, qui travaille avant tout au service du tennis français et dont les objectifs de résultats sont particulièrement ambitieux.

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Pierre, quelle est la vocation première de la DTN ?
C’est de former des champions, mais aussi de favoriser le développement de la pratique, en particulier chez les jeunes, voire les très jeunes. Pour y parvenir, la DTN investit en s’appuyant sur ses propres ressources, mais également sur l’expertise des 18 équipes techniques régionales des ligues.

Quels sont vos principaux champs d’action ?
Nous avons trois grands champs d’action, qui s’articulent en premier lieu autour du repérage. Cette phase est primordiale et ne peut se faire sans l’aide des clubs et des ligues, qui en sont un maillon essentiel. Rapidement, après le repérage, nous devons mettre en place un accompagnement adapté à chaque profil, et cela jusqu’à la maturité sportive des jeunes joueurs engagés dans un projet sportif international. Cette phase d’accompagnement peut se décliner, soit par le biais d’un entraînement dans les ligues ou les Pôles France, soit en apportant à la cellule de formation du jeune les ressources complémentaires dont elle a besoin.

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Pour cela, le rôle des enseignants est capital…
Oui et le deuxième champ d’action est justement la formation des entraîneurs et des enseignants. Il est important de garantir à chaque niveau de pratique, et pour tous les publics, un encadrement compétent sur les plans technique et pédagogique. Cette année, nous mettons notamment l’accent sur la formation des entraîneurs pour les 6-9 ans. Enfin, le troisième champ d’action est le développement des écoles de tennis et des structures de formation des jeunes dans les clubs et son corollaire, car l’apprentissage ne va pas sans la pratique du jeu et la compétition dès le plus jeune âge. C’est le sens de Galaxie Tennis, que la DTN déploie depuis cinq ans mais que nous affinons, afin de l’adapter aux attentes des familles et de favoriser les progrès des enfants. Nous sommes également engagés dans un projet de relance de la pratique compétitive des 8-12 ans. Cet objectif compétitif va nous permettre d’accroître notre capacité à fidéliser et former les jeunes.

Quel esprit anime la DTN aujourd’hui ?
Avant tout, un réel esprit de performance. La DTN s’est donnée comme devise il y a un an « Former pour gagner ! ». C’est une direction composée d’une majorité « d’enfants de la balle » qui ont joué en club dans leur jeunesse et souvent sur le circuit professionnel. Ensuite, ils ont enseigné et entraîné en club, en ligue ou en structures privées en France et, de plus en plus souvent, à l’étranger. C’est une équipe passionnée, engagée au service du tennis et dont la principale motivation est de mettre au service des jeunes sa richesse et sa diversité d’expériences et de connaissances du jeu et de l’entraînement. Son péché mignon est de penser parfois tout savoir et de ne pas suffisamment s’ouvrir… C’est pour cela que j’insiste sur le fait d’avoir une DTN à l’écoute et qui se déplace, bref une DTN « tout terrain » !

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Quels en sont concrètement les objectifs actuels ?
Le premier est bien sûr de conquérir les titres majeurs en adultes et en jeunes. Nous sommes vainqueurs de la Coupe Davis 2017 et à nouveau finalistes en 2018 avec des joueurs qui ont tous été accompagnés à différents moments de leurs parcours par la DTN. Chez les jeunes, nous avons également conquis de nombreux titres cette année. Et nous ne comptons pas nous arrêter là ! Il y a énormément de travail à fournir pour assurer la relève de nos joueurs de Coupe Davis et pour densifier et consolider notre haut niveau féminin. Le second objectif est de favoriser le rebond de la pratique dans les clubs, en particulier chez les jeunes. Pour cela, nous travaillons avec le Pôle fédéral pour accompagner les clubs dans le développement de leur offre sportive.

Depuis votre prise de fonction, en décembre 2017, quels chantiers ont été menés ?
La mise en place de l’organisation que je viens d’évoquer et qui correspond aux engagements du président de la FFT, et de son Comité exécutif, dans le cadre du programme « Agir et Gagner ». Toujours en phase avec les objectifs du président, nous avons également procédé à un rééquilibrage de la répartition de nos moyens entre les Pôles France et les aides aux joueurs, mais aussi implémenté une élévation des critères d’éligibilité aux aides référencées sur les classements internationaux. Nous avons multiplié les échanges avec les ligues et les équipes techniques régionales. Enfin, nous avons créé le programme Clubs Galaxie Team, consacré aux 4-7 ans et nous faisons un forcing sur le repérage des 10 ans et moins. Je n’oublie pas la succession de Yannick Noah à la tête de nos équipes de France de Coupe Davis et de Fed Cup, avec une dimension de la mission élargie aux prochaines échéances olympiques.

Quels sont désormais vos dossiers prioritaires ?
Nous travaillons dans la perspective de réussir les jeux Olympiques de Paris 2024. C’est notre point de mire. Pour cela, notre première priorité est de nous appuyer sur une organisation efficace, sur des femmes et des hommes qui œuvrent à la réalisation d’objectifs bien déterminés et communs. Chaque entraîneur, chaque cadre technique, chaque salarié de la DTN est au service du tennis français, de son développement, de son rayonnement. Je suis avec vigilance l’évolution de la performance de la DTN au moyen de quelques indicateurs clés. Derrière chacun d’entre eux se cache une équipe de travail avec ses objectifs et ses échéances. D’une manière plus générale, il s’agit de développer la culture du tennis international au niveau régional, de développer les compétences des entraîneurs, quel que soit leur niveau d’intervention, et de partager avec chaque dirigeant de club l’importance des enjeux sportifs. Un affaiblissement dans ce domaine serait synonyme de perte de visibilité, de dynamisme et au final d’attractivité de notre sport, ce que personne ne souhaite à la FFT.